terug naar index
Rêverie au bord de l’Escaut

Ainsi je vois le temps qui passe
Comme un fleuve rasant les quais.
Cette eau où tremble mon image
Submerge mon rêve inquiet.

Fou de rage, tranquille ou doux,
Traversant villes et villages,
Le fleuve passe et trouve au bout
La mort dans l’Océan sauvage
Où s’éternisent mers et vents
Sous des coupoles de nuage.

Ainsi je vois couler le temps
Et songe au sablier magique
Dont les grains glissent lentement
A l’ombre d’une faux tragique.

Uit:
Marie-Jeanne Boelens: Gand m'a dit (1970), z.p.


Vind dit boek in de bibliotheek Gent